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Le Vercors, une région à découvrir > Une histoire > La Résistance

Les Chemins de La Liberte

Maquis et Résistance en Vercors

Tout commence dès le début de la guerre. Plusieurs maquis se mettent en place dans les différents massifs des Alpes Françaises (Oisans, Vercors, Chartreuse, Beaufortain, Glières ...). Les hommes proviennent :

• soit de « l'armée régulière des Alpes » (chasseurs alpins) démobilisée seulement en 1942 (ils formeront les cadres des maquis),
• soit des jeunes réfractaires qui refusent de partir en Allemagne pour le STO (Service du Travail Obligatoire). Pour ces jeunes (de Grenoble, Valence, Lyon …), le seul moyen d’échapper à la réquisition consiste à monter dans les maquis.

C’est ainsi que se rassemblent peu à peu (de 1942 à 1944) « une armée intérieure » forte de 5000 hommes.

Pendant ces 2 années de préparation, les hommes restent relativement inactifs dans 11 camps d’entrainements reculés du massif. Il existe un commandement militaire et un commandement civil. On retrouve donc essentiellement des hommes de troupes, des jeunes réfugiés, la résistance locale (civils du Vercors qui s’occupent essentiellement de l’intendance et de la logistique).


Le Plan Montagnard
 
Le plateau du Vercors est repéré comme un lieu idéal pour appuyer la remontée des troupes alliés qui doivent débarquer en Provence à l’été 44. Dès 1942 est validé à Londres « Le Plan Montagnard » par l’intermédiaire du Général Delestraint. Il s’agit d’aménager un terrain d’atterrissage sur le plateau de Vassieux pour accueillir les troupes alliées. Malheureusement, l’arrestation et la déportation du Général Delestraint (chef militaire des FFI) vont rompre les liens avec Londres qui auront beaucoup de mal a être rétablis avec Alger.


Les attaques de juin et juillet 44

Le 5 juin 1944, la radio de Londres lancent tous les messages de mobilisation des maquis pour créer des diversions en vue du débarquement de Normandie. Pour les hommes du Vercors, le message « Le chamois bondit » signifie qu’il faut prendre son poste.

Le massif bénéficie de défenses naturelles importantes. Les accès par les gorges du Furon et de la Bourne sont quasiment impossibles, de même que les tentatives d'intrusion par le versant Est qui est très montagneux et qui est défendu par une barre rocheuse de 30 km de long.


Les allemands conscients du danger mobilisent 20 000 hommes pour ceinturer le massif. Ils lancent une première opération le 21 juin par le secteur de St Nizier (seul secteur vulnérable). Le maquis (300 hommes) ne résiste pas longtemps. La ligne de défense est contournée par un ennemi 4 fois supérieur en nombre. La défense est héroïque mais disproportionnée. Rapidement le front cède. Les maquisards (sous équipés en armes lourdes) postés à St Nizier se retirent à Valchevrière (non sans avoir infligé des pertes sévères aux allemands). Ils laissent 150 tués sur ce premier front. St Nizier est aussitôt incendié.

S’en suit une période d’accalmie d’un mois. Les résistants réfugiés sur les crêtes de Chalimont et Valchevrière décrètent « La République du Vercors ». Pendant ce temps, le Général Allemand PFLAUM prépare l’offensive définitive. Le 21 juillet, les troupes allemandes percent la ligne de front « nord » à Valchevrière pendant que les troupes d’élites atterrissent au moyen de 40 planeurs de 8 hommes à Vassieux, au cœur même du dispositif de défense, à l’endroit même ou la résistance prépare un terrain d’atterrissage pour les alliés. Sur les « pas » (balcon est), les maquis résistent à Berrièves, au « pas de la Ville » mais les combats sont inégaux.


Dispersion et représailles

Le commandement donne l’ordre de dispersion dans la forêt de Lente notamment. Les maquisards ne se doutent pas que va suivre un mois de martyr pour la population civile restée sur place. Les villages de Vassieux et la Chapelle en Vercors sont entièrement incendiés, des familles entières sont décimées, des hommes sont pendus, des innocents fusillés à la Chapelle … L’opération de nettoyage va durer jusqu’au 12 aout 1944.

Les Lieux de Mémoire

Le Village de Malleval en Vercors - 29 janvier 1944

Situé au nord ouest du Vercors, dans un magnifique cirque de falaises et de forêts, le village de Malleval abrita un maquis important.
Le 29 janvier 1944, les Allemands prennent au piège les maquisards dont 22 périssent dans le combat. Le village est incendié, 8 habitants sont jetés dans le brasier d'une grange. Sept autres ne reviendront jamais de déportation. C'est ici que l'abbé Pierre a servi la cause de la Résistance.
Un munument imposant, un gisant, situé en bord de route entre Cognin les Gorges et Malleval rend hommage à ces victimes

Contenu de la cellule droite du paragraphe
La Nécropole de St Nizier du Moucherotte - 13,15 juin 1944

C'est ici, devant l'un des plus beaux panorama des Alpes que 250 maquisards ont tenu tête aux assauts allemends le 13 juin 1944. Certes, ils furent débordés le 15 juin, lorsque l'ennemi revint avec plus d'un millier d'hommes.
Leur résistance héroïque constitue l'une des plus belles pages de gloire de la Résistance française.
Les tombes de Jean Prévost (Capitaine Goderville), mort en août 1944 et de nombreux héros du Vercors, dont celle d'Eugène Chavant, chef civil du maqis, sont réunies dans ce cimetière national qui occupe l'emplacement exact où les maquisards ont exercé la plus vive résistance à l'ennemi.

Contenu de la cellule droite du paragraphe
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